Économie Circulaire la preuve par l'exemple Savéol

Économie Circulaire la preuve par l'exemple Savéol

Économie Circulaire la preuve par l’exemple Savéol

Les 130 maraîchers coopérateurs de Savéol ont mis en place plusieurs actions d’économie circulaire.

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Économie Circulaire la preuve par l’exemple Savéol

L’économie circulaire en action chez Savéol

Reportage réalisé par Cap Bleu Communication
en août 2014 en Bretagne, dans le Finistère.

Réalisation : Jean-Pierre Lorphelin
Préparation bibliographique et Journaliste : Évelyne Ollivier
avec l’aimable participation de Philippe Léon, Président de Savéol Nature de 2003 à 2013, Pierrick Rault, responsable Recherche et Développement, Roselyne Souriau, responsable de Savéol Nature, Paul Cardon, Technicien Savéol, François Cabon, chef de serres Tomates chez Lanvian Serres et Sébastien Maitrot, chef de serres Plantes halophytes ou légumes de la mer chez Lanvian Serres et Gislain Le Hir jeune maraîcher des serres de Poullouarn. Remerciements à Gilles Fournier de Lanvian Serres et à Gislain Le Hir de l’EARL de Poullouarn, pour nous avoir permis de réaliser ce reportage dans leurs installations. Remerciements à l’équipe marketing pour son aide.

 

Gestion des déchets un leitmotiv pour l’ensemble des intrants
Une priorité : réduire au maximum l’utilisation des produits phytosanitaires
par la Protection Biologique Intégrée ou PBI et l’utilisation des insectes amis

Pierrick Rault
Avec les préoccupations d’éviter les déchets, les déchets qu’ils soient les déchets de substrats organiques, de plantes, de plastiques, d’envisager des solutions de recyclage pour tous ces intrants. Toutes les entreprises qui gravitent autour de notre métier, nous les avons sensibilisées à ce besoin de gérer les déchets, d’éviter le gaspillage, d’éviter la pollution, et donc petit à petit ces entreprises nous ont amené des solutions que l’on a ensuite testées au niveau des producteurs pour voir s’il y avait réellement une viabilité de ces solutions d’un point de vue extrêmement concret, d’un point de vue de rentabilité économique et tout cela s’est mis en place dans l’esprit également des producteurs et c’est devenu une quasi-habitude et une manière de fonctionner que l’on n’imaginerait même pas autre.

Paul Cardon
Le cahier des charges de Savéol va imposer aux producteurs en fin de saison une obligation de nettoyage de plastique pour qu’ils puissent être recyclés plutôt que d’être déposés en décharge.

Pierrick Rault
Éviter des variétés sans résistance génétique qui nous amèneraient à faire des pulvérisations, chose dont on a horreur ici, et au contraire qui s’adaptent totalement et très rapidement à la Protection Biologique Intégrée.

Roselyne Souriau
Au sein de Savéol Nature, on est impliqué à plusieurs niveaux en particulier notre spécialité c’est la Protection Biologique Intégrée et donc l’utilisation d’insectes utiles à la place des produits phytosanitaires et à ce titre on participe à la réduction des intrants phytosanitaires dans la culture des maraîchers adhérents à la coopérative Savéol.

François Cabon
Effectivement nous introduisons la protection biologique intégrée dans nos serres ceci afin de réduire l’utilisation de pesticides, principalement des fongicides et insecticides. Nous introduisons des auxiliaires dans la serre afin de lutter contre d’autres insectes ravageurs.

Roselyne Souriau
la Protection Biologique Intégrée est une stratégie de protection des cultures qui met en avant l’utilisation d’insectes utiles.

François Cabon
Le principal c’est l’encarcia formosa qui nous aide à lutter contre l’aleurode également appelée la mouche blanche.

Roselyne Souriau
On a nous la particularité d’utiliser en plus des bourdons pollinisateurs qui n’ont pas de rôle de protection des cultures mais qui sont également un intrant biologique très important pour les maraîchers parce qu’ils permettent d’avoir des productions de bonne qualité. La protection Biologique Intégrée, c’est un axe majeur de production chez Savéol, elle permet aux maraîchers de limiter les intrants phytosanitaires, de limiter l’impact phytosanitaire sur eux-mêmes et sur leur personnel et sur le consommateur final évidemment.

François Cabon
En insecticides, nous avons réduit on pourrait dire de 90 % l’utilisation de produits.

Symbiose agronomique : la tomate et les plantes halophytes

Sébastien Maitrot
On dit plantes halophytes, ce sont des plantes qui poussent en présence de sel. Pour le moment, nous avons 6 variétés de plantes halophytes : la salicorne, l’aster, le plantain, la betterave, la mertensia, le pourpier.

François Cabon
En culture de plantes halophytes, nous ne pouvons utiliser aucun pesticide.

Sébastien Maitrot
Avant chaque culture, les planches sont désinfectées à la vapeur, le fait de désinfecter les planches, nous permet d’assainir le terreau, et de partir sur une culture propre chaque année et…d’éviter de faire les traitements phytosanitaires. Le seul souci que nous avons c’est une petite mouche qui se développe sur les planches de salicorne au moment de la germination. Pour lutter contre cette mouche, nous introduisons un champignon qui permet de réguler la prolifération de cette mouche.

François Cabon
Nous réalisons du désherbage manuel. Nous utilisons une machine en fait qui roule au-dessus des planches et les personnes sont allongées afin d’améliorer leur confort.

 

Gestion des matières premières
Les fibres non utilisées par l’artisanat local de noix de coco sont une ressource naturelle pour la culture de la tomate,
puis elles sont réutilisées pour la culture des plantes halophytes, puis recyclées en agroindustrie

Paul Cardon
Tous les consommateurs connaissent bien la noix de coco sous sa forme qui est vendue. En fait il existe une partie extérieure directement sur l’arbre qui est utilisée dans une moindre mesure pour la partie artisanat local mais qui une fois défibrée générait beaucoup de déchets. C’est ce déchet qui est utilisé pour faire pousser un plant de tomate. On va retrouver dans ce déchet naturel l’avantage que l’on recherche pour faire pousser les plantes, c’est-à-dire il nous faut une fonction d’ancrage pour que les racines puissent s’installer et également une partie rétention d’eau pour que la plante puisse absorber l’eau et les différents éléments nutritifs dont elle a besoin.

Pierrick Rault
La fibre de coco c’est un produit qui se renouvelle.

Paul Cardon
Une fois la saison de tomates terminée, le substrat va être renouvelé pour la saison suivante. On ne réutilise jamais un substrat pour deux cultures de tomates successives. Dans le cas des serres Lanvian, le substrat de fibres de coco va servir à la fabrication des planches pour la culture de la salicorne.

Sébastien Maitrot
Le support de culture pour la salicorne est de la fibre de noix de coco qui provient de pains de tomates que nous broyons et qui est a été introduit sur la culture.

Paul Cardon
Ensuite chez de nombreux producteurs, ils ont chacun leur filière de récupération, c’est-à-dire ils vont le donner à un agriculteur qui va lui l’utiliser en compostage pour ses champs, pour ses différentes cultures. Il y a également une autre filière qui est utilisée c’est à dire que les fournisseurs de substrats non professionnels vont le réutiliser et le réintroduire dans leurs processus de fabrication.

Philippe Léon
En tout cas, c’est un support qui est utilisé à un moment donné de sa vie, mais qui a une deuxième vie puisque c’est à tout à fait recyclable en mélange dans les terreaux pour les jardineries. On peut les épandre et nos voisins et amis agriculteurs les utilisent sur des terres plus lourdes. On utilise ce support juste à un moment donné de sa vie, la vie continue pour le support, il n’y a pas une consommation finale du produit, c’est simplement une consommation temporaire du produit dans son cycle de vie.

 

Gestion de l’eau
Optimisation de la gestion de l’eau en quantité et qualité
La tomate est une grosse consommatrice d’eau, cela tombe bien
la pointe Finistère un lieu de production idéal car  « on utilise moins d’eau que ce qu’il tombe réellement ».

Paul Cardon
L’avantage d’une culture hors-sol, c’est qu’on peut parfaitement maîtriser l’apport en eau et en éléments nutritifs. Le système utilisé est un système de goutte-à-goutte. Le système de goutte-à-goutte nous permet d’optimiser la dose d’arrosage. On va apporter les besoins précis pour la plante à un moment donné. L’ordinateur va lui réguler les différents arrosages en fonction du type de journée que l’on peut avoir.

François Cabon
Les arrosages se déclenchent généralement en fonction de la lumière, cela démarre le matin et ensuite en fonction de la lumière, cela enclenche les différents arrosages.

Paul Cardon
Ensuite nous sommes obligés pour des mesures d’homogénéité, de surarroser. On amène toujours un peu plus que les besoins exacts mais par contre toute cette eau qui est apportée – donc il va y avoir un drainage – ce drainage va être récupéré, nettoyé, on va juste désinfecter ce drainage et réintroduit dans le circuit d’arrosage. De ce fait il n’y a aucun rejet qui va partir dans la nature via l’arrosage.

Sébastien Maitrot
Les plantes halophytes sont arrosées avec de l’eau salée. Nous récupérons l’eau de drainage des tomates, celle-ci est désinfectée en passant dans un filtre UV. Nous introduisons une dose de sel qui varie en fonction de la maturité de la plante.

Philippe Léon
La pluviométrie en tout cas suffit largement à la production de nos tomates. La pluviométrie est largement supérieure à l’utilisation de l’eau dont on a besoin pour la serre. On ramène cela au m2 ou à l’hectare, si bien qu’on n’est pas en train de consommer au détriment des générations futures dans les nappes phréatiques ou autres. La nappe est largement réalimentée et il n’y a pas d’impasse de ce point de vue de l’utilisation de l’eau.
En fait en Bretagne en moyenne, il va tomber plus de… si on prend un historique sur 20 ans, il va tomber plus de 1 100 mm par m2 par année. Une culture de tomates, on va apporter 900 mm/m2. sachant que l’on va en perdre un tout petit peu, – enfin en perdre – la plante ne va tout absorber, la plante va absorber en gros 800 mm, donc par rapport au 1 100/1 200 qui tombent chaque année, on se retrouve dans une culture déficitaire par rapport à ce que la nature va nous apporter. On va utiliser moins d’eau que ce qui tombe réellement en Bretagne.

Philippe Léon
Cela a été un sujet aussi très important pour nous. L’eau on va dire en quantité et aussi en qualité, puisqu’Il n’y a pas le rejet d’une eau polluée ou d’une eau qui contiendrait des engrais ou des pesticides puisque toute cette eau est recyclée donc pour aussi ne pas laisser sortir une eau qui ne serait pas pure à l’extérieur de la serre. En quantité et en qualité, il n’y a strictement pas d’impact sur l’environnement.

 

Gestion optimisée et diversifiée de l’énergie
La tomate a besoin de douceur, cela tombe bien, en Bretagne le climat est doux.
« ce n’est pas tant le chauffage qui importe mais la déshumidification de la serre ».
De la récupération du CO2 du chauffage gaz pour favoriser les échanges lors de la photosynthèse
aux écrans thermiques et la régulation, aux chaudières bois, à la VMC double-flux, à la co-génération…
jusqu’au partage d’un service par la mutualisation et la symbiose industrielle

Paul Cardon
Une saison complète de tomates va débuter environ début décembre pour se terminer en novembre. Il y a une période pendant laquelle, l’hiver, nous sommes obligés de chauffer les serres.

Léon Philippe
Et c’est pour cette raison, qu’à Brest où pourtant le climat est doux, l’utilisation de l’énergie n’est pas très importante pour le chauffage lui-même, mais beaucoup plus importante pour la déshumidification.

Paul Cardon
Le souci d’une serre ce que ce n’est pas isolé, le but c’est de recevoir de la lumière, pas de conserver la chaleur, et pour cela notamment depuis maintenant une dizaine d’années, les producteurs se sont équipés d’écrans thermiques qui vont se déployer pendant la nuit, pendant une période pendant laquelle il n’y a plus de lumière et qui vont permettre de réduire les coûts énergétiques.

Gislain Le Hir
Pour faire des économies d’énergie, on dispose aussi d’écrans thermiques. Les écrans thermiques ont été mis en place, déjà il y a une quinzaine d’années quand c’est arrivé en serres. Les écrans thermiques c’est 25 % d’économie d’énergie par rapport à une serre non équipée.

Paul Cardon
Ensuite il y a la méthode culturale, c’est-à-dire que l’on travaille de plus en plus avec des écarts jour/nuit, le fait donc de moins chauffer la nuit, profiter plus dans la journée, on va profiter du rayonnement de la lumière qui naturellement réchauffe les serres. Et ensuite on revient sur ce choix des variétés, on peut trouver des variétés moins consommatrices en terme d’énergie. Et l’avantage du gaz naturel, quand on brûle du gaz naturel, la réaction va donner uniquement du CO2 et de l’H2O, donc on peut refroidir les fumées, elles sont condensées, le CO2 va être ainsi récupéré en envoyé dans la serre sous forme de gaz simplement CO2. pendant que la plante travaille pour optimiser sa photosynthèse.

Paul Cardon
En fait la tomate est un végétal et comme tout végétal, il va produire sa matière sèche grâce à la photosynthèse. C’est-à-dire que la plante va avoir besoin de CO2, va avoir besoin d’eau, plus les différents éléments qu’elle va réussir à trouver dans l’eau, grâce à l’énergie lumineuse elle va réussir à transformer ces éléments en matière sèche. En fait, la plante va mieux travailler, plus elle aura de CO2, jusqu’à un certain niveau.

Philippe Léon
Nos démarches d’utilisation, par exemple d’écrans thermiques en hiver, de changements de réglage dans les serres aussi en été, tout cela a permis de diviser par deux à peu près la consommation d’énergie. Il y a toujours une suite parce que c’est encore trop, on espère encore diminuer de 50 % de ce que l’on consomme aujourd’hui, après avoir divisé par deux, on veut encore diminuer de 50 % cette consommation, on va dire la VMC double flux, la récupération de cet air chaud généré par la serre naturellement, la serre est quelque part un solarium, elle est très vite dès qu’il y a un rayon productrice d’énergie ou d’air chaud en tout cas, donc on est en train vraiment de développer des techniques de déshumidification.

Gislain Le Hir
C’est un système de déshumidification. On prend l’air extérieur de la serre, on le réchauffe grâce à un système d’eau chaude qui est reliée aux chaudières bois et qui est réinjecté dans la serre à l’aide de grosses gaines. L’air arrive à environ 20° et entre 80 % et 85 % d’humidité. De ce fait-là, avoir un air plus sec dans la serre nous permet d’avoir moins besoin de chauffer la serre.

Paul Cardon
Avec le coût du fuel, qui a pu augmenter ces dernières années, la production de tomates ne devenait plus du tout rentable, donc les producteurs ont dû faire le choix d’un changement d’énergie. Malgré les réductions de consommation qu’on pouvait avoir, la main-d’œuvre augmentant, le prix de l’énergie augmentant, les cultures n’étaient plus rentables.

Gislain Le Hir
Il y a 6 ans, le prix du fuel lourd a commencé à monter très haut, c’était devenu une entreprise économiquement plus très viable on va dire dans le temps. On était dans l’obligation de faire un choix, soit de trouver une énergie alternative au fuel lourd, ou soit d’arrêter l‘activité tomate. Le gaz naturel à l’heure d’aujourd’hui s’arrête à la commune voisine, donc à peu près à 15 km. On a fait plusieurs demandes au niveau de GRDF qui n’a jamais donné suite en fait.

Paul Cardon
C’est évident le gaz n’arrivera jamais là-bas, il n’y a pas suffisamment de besoins, c’est trop éloigné. Donc continuer au fuel lourd devenait tout à fait impossible, donc ces producteurs-là on fait le choix de passer aux chaudières bois.

Philippe Léon
Parce que là, c’est quand même plus durable, le bois c’est pareil on l’utilise à un moment de sa vie, ensuite les forêts poussent, il y a une production naturelle de bois.

Gislain Le Hir
On a commencé déjà par se renseigner un peu sur Internet et à regarder les constructeurs de chaudières en elles-mêmes. Ensuite on a sélectionné deux constructeurs de chaudières : Paul Zénith et Vyncke, c’est deux constructeurs différents. On s’est déplacé en Allemagne voir directement les usines de fabrication des chaudières pendant deux jours. Comme difficultés, on va dire, c’est plus des difficultés administratives, bah ! c’est la longueur des dossiers à remplir pour avoir les autorisations, etc… Les autorisations de permis de construire cela peut traîner en longueur. L’installation à l’heure d’aujourd’hui, on a deux chaudières de marque Paul Zénith, c’est deux chaudières de 4 000 KWatt, chacune. L’installation est tout automatisée.

Paul Cardon
L’avantage d’une chaudière bois, c’est là on part sur un produit naturel. Il est récupéré dans la région soit sous forme de déchets de palettes soit sous forme de déchets de récupération de tailles, etc, etc. Les producteurs arrivent à chauffer de façon suffisante une serre grâce à cela.

Gislain Le Hir
Pourquoi le bois ? Le bois déjà c’est une énergie qui est renouvelable. Dans le Finistère, le Centre Finistère, il y a quelques grandes forêts qui demandent à être entretenues. De ce fait-là on a de la disposition en plaquettes forestières. Un autre gisement qui est le déchet de bois, c’est-à-dire toutes les palettes inutilisées par toutes les industries qui n’en font plus rien, les cageots, tous les déchets de bois des industriels. Et troisième gisement qui est assez important dans le coin, c’est tous les déchets des entreprises de paysagistes.

Paul Cardon
Sur le site de Lanvian, sur lequel nous sommes il y a plusieurs producteurs. Il n’y a pas que Gilles Fournier chez qui nous sommes. Il y a au total trois producteurs plus un producteur de plants qui sont sur cette zone horticole. Il y a un projet de chaudière collective au bois, chaque producteur n’aurait plus sa propre chaudière individuelle, ce serait une chaudière collective et donc chaque producteur achèterait à cette entreprise l’énergie nécessaire pour pouvoir chauffer ses serres.

Philippe Léon
On a mis en place beaucoup de chaufferie bois comme cela chez les maraîchers. On utilise aussi la cogénération, en gros on met en place une centrale de production d’électricité

Paul Cardon
La cogénération, c’est un autre mode de chauffage. C’est-à-dire que le principe d’une chaudière, c’est on brûle du gaz pour générer de la chaleur. La cogénération c’est un autre système, c’est-à-dire que l’on a un moteur qui en brûlant du gaz va générer de l’électricité qui va être revendue à EDF et par contre ce moteur va forcément générer de la chaleur et en fait la chaleur est récupérée elle pour chauffer les serres.

Philippe Léon
Il y a en plusieurs en France et dans tous les pays du monde d’ailleurs. Nous, c’est de plus petites centrales adaptées à nos installations de serres. On est producteur d’électricité mais en général ces centrales ont un rendement de 65 % environ mais nous nous avons mis en place un système de récupération sur le moteur, sur les fumées et sur des systèmes très fins pour permettre d’arriver à un rendement quasiment de 96 à 97 % de l’installation. Cette énergie au lieu d’aller un peu réchauffer l’atmosphère et de ne pas être utilisée, cette énergie un peu résiduelle, on arrive nous à aller la chercher par ses installations donc la récupérer pour chauffer nos serres.

On a un exemple également d’un incinérateur d’ordures ménagères urbaines, c’est un peu comme une cogénération, cet incinérateur, il y a un four bien sûr, et une production de chaleur qui sert à produire également de l’électricité par vapeur d’eau et là pareil le rendement de l’installation n’était pas très bon, donc après plusieurs années de discussion avec une collectivité publique, on a pu installer de jeunes producteurs qui ont construit leurs serres et qui récupèrent cette énergie un peu résiduelle de l’installation, un peu comme une cogénération et c’est par exemple aujourd’hui 7,5 ha de serres qui sont chauffées, un peu,… pas gratuitement mais c’est de l’énergie qui n’aurait jamais été utilisée et que nous on a pu utiliser, toujours pareil dans une approche d’économie circulaire et de développement durable.

 

Optimisation de la gestion de l’espace : la serre et la verticalité
La tomate une semi-grimpante protégée par la serre, ou « greenhouse » en anglais
Une méthode ingénieuse pour satisfaire aux besoins alimentaires du plus grand nombre
avec des produits de qualité

Paul Cardon
En fait un plant de tomate…, donc il y a une saison qui commence au mois de décembre qui se termine au mois de novembre, ne va jamais s’arrêter de pousser, c’est-à-dire dans les variétés les plus longues, on va obtenir des plants qui font faire 13 m 13,50 au maximum, donc on ne peut pas les étendre sur le sol, de toute façon il faut éviter les contacts sur le sol, donc les cultures sont verticales. Quand on regarde un plant de tomate, il est enroulé autour d’une ficelle, elle-même à une bobine, donc qui va être descendue et déplacée chaque semaine pour que le plant avance.

François Cabon
Cela nous permet d’avoir une densité de plants assez élevée. En tomate cerise, nous avons une densité de 4,4 plants au m2.

Paul Cardon
Dans une culture traditionnelle extérieure on va retrouver au maximum 1 plant, 1,5 plants par m2.

Pierrick Rault
Tout cet aspect nous a amenés à avoir une démarche environnementale, de responsabilité durable, d’écocitoyenneté et d’écoresponsabilité.

 

 

Conclusion
Une véritable démarche environnementale qui entre déjà dans les boucles de l’économie circulaire
avec une offre de produits de qualité et sains pour le consommateur.
Dans la bonne direction, « pour pouvoir installer des jeunes producteurs localement » et assurer dans le territoire des emplois non délocalisables (2000 emplois pour Savéol).

Philippe Léon
Déjà… des retombées très positives, c’est qu’il faut en se levant le matin, être fier du produit que l’on va proposer au consommateur et je pense que cette démarche contribue largement à cela. Cette approche donne quand même une espérance pour les entrepreneurs que nous sommes, nos collègues producteurs ont une espérance, malgré les moments difficiles, on sait que l’on va dans la bonne direction pour dans 20 ans être encore là, et pouvoir installer des jeunes et avoir des consommateurs satisfaits et heureux de pouvoir consommer nos produits.

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Économie Circulaire la preuve par l’exemple Savéol de Évelyne Ollivier est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

Pour citer cet article :
Évelyne Ollivier, "Économie Circulaire la preuve par l’exemple Savéol", Capsentis TV, https://capsentis.tv/economie/economie-circulaire/economie-circulaire-preuve-lexemple-saveol/

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